Le défi des méthodes alternatives en expérimentation animale

Les essais sur les animaux étaient tout récemment au cœur de l’actualité. La Commission européenne a, en effet,  rejeté le 3 juin dernier la pétition Stop vivisection visant à interdire en Europe toute expérimentation animale et à abroger la directive européenne de 2010 qui réglemente l’usage des animaux à des fins scientifiques. La Commission a affiché son accord pour la poursuite de l’expérimentation animale, estimant que les modèles animaux restent indispensables pour de nombreuses recherches.

Traditionnellement, les études toxicologiques sont conduites sur des animaux. Les évolutions réglementaires et les exigences éthiques ont été promotrices du développement de nouvelles approches en vue d’améliorer la prédiction des effets toxiques tout en réduisant les essais sur les animaux.

Les méthodes alternatives en expérimentation animale sont utilisées en recherche fondamentale, pour la réalisation d’études à visées réglementaire, de travaux cliniques, et aussi d’opérations de criblage en matière de développement de nouvelles molécules.

Dans le domaine de la recherche, ces différentes méthodes sont des outils précieux qui permettent de mieux comprendre la physiologie des organismes et les mécanismes des effets des substances sur ces derniers. Les fortes attentes sociétales en matière de santé environnement et les avancées scientifiques réalisées vis-à-vis de la compréhension des mécanismes d’effets obligent à repenser les approches traditionnelles de l’évaluation des effets des substances. À ces dispositions s’ajoute le besoin de disposer d’outils de criblage à fort débit pour être en mesure de tester rapidement des molécules dont le nombre ne cesse de croître.

Ce constat pousse à une généralisation du recours à ces nouveaux outils mais aussi à l’adoption d’une nouvelle vision de l’approche prédictive. Le défi est d’obtenir de tous les acteurs et groupes concernés la reconnaissance de la pertinence des méthodes alternatives dans un certain nombre de domaines : leur validation dans un contexte réglementaire, leur utilisation en tant qu’outil de criblage industriel, ou qu’objet d’étude dans des publications scientifiques et, enfin, la reconnaissance de leur crédibilité par tous.

L’INERIS (Institut National de l’Environnement industriel et des Risques), acteur de la toxicologie prédictive, travaille depuis plusieurs années sur les méthodes alternatives. Il accompagne le développement des méthodes alternatives pour répondre aux préoccupations sociétales autour d’une démarche éthique en expérimentation animale.

Les axes thématiques du Pôle NSL portent sur le développement de modèles alternatifs prédictifs en santé et en nutrition. C’est pourquoi, le Pôle NSL a fait appel aux experts de l’INERIS pour ouvrir un cycle d’ateliers sur la thématique des méthodes alternatives : Eric THYBAUD, Responsable du pôle « Dangers et impact sur le vivant » viendra présenter  le 24 septembre prochain :

  • Un tour d’horizon des méthodes alternatives à l’expérimentation animale.
  • La réglementation applicable aux différents modèles de tests (in vitro / in silico).
  • la Plateforme FRANCOPA, pour le développement des méthodes alternatives à l’expérimentation animale.

Inscrivez-vous dès à présent pour participer à cet atelier du Pôle NSL de 8h15 à 10h au restaurant Sogood (235 avenue de la Recherche – Parc Eurasanté à Loos) : inscriptions ici

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Pôle Nutrition Santé Longévité
Parc Eurasanté Ouest
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