Médicaments : des inégalités hommes/femmes révélées

Les hommes et les femmes ne réagissent pas de la même façon aux médicaments en termes d’efficacité et d’effets secondaires.

« Les faits sont là : une même maladie peut avoir deux déroulements différents selon qu’elle touche un homme ou une femme ; un même traitement peut s’avérer parfait pour soigner les hommes mais très mal adapté pour guérir les femmes », explique Science et Vie.

« Jusqu’ici, les biologistes étaient convaincus que la seule source de différenciation sexuelle était le flot d’hormones envoyé dans tout le corps par les glandes sexuelles. Or, si les différences médicales entre hommes et femmes s’avèrent aussi grandes, c’est aussi parce que la différence sexuelle s’exprime… à l’intérieur de chacune de nos cellules » précise le magazine.

Un même médicament peut ainsi avoir des effets différents ou un effet sur des pathologies différentes. Les effets secondaires peuvent également être plus importants chez la femme.

Effets secondaires

Les risques d’effets secondaires sont 50 % supérieurs chez les femmes, selon une étude allemande menée sur 25 000 patientes.

Par exemple, Stilnox (zolpidem), un somnifère, reste plus longtemps dans l’organisme des femmes. En effet, les enzymes du foie, chargées de le métaboliser, ne travaillent pas de la même manière selon les sexes. Par conséquent, les femmes sont trois fois plus nombreuses à somnoler huit heures après la prise du médicament.

De même pour les vaccins, une dose identique induit plus d’effets secondaires chez la femme, au système immunitaire plus réactif. Une demi-dose suffirait à lui faire produire autant d’anticorps qu’un homme avec une dose standard.

Effets différents

Parfois, un même médicament peut avoir des effets différents sur un homme et sur une femmes et ainsi ne pas être prescrit pour les mêmes raisons. Normalement (comprenez « chez l’homme ») conseillé pour réduire le risque d’infarctus, chez la femme, il protège davantage le cerveau de l’accident vasculaire cérébral (AVC).

Des explications au stade amont de la conception des médicaments

Les discriminations commencent dès le stade de la recherche sur l’animal. D’après la généticienne Claudine Junien qui s’exprimait à ce sujet dans Le Parisien, les tests y sont essentiellement menés sur des rats mâles afin d’« éviter que les hormones ne perturbent les résultats ».

Pourtant, lorsque les traitements sont administrés aux femmes, les hormones et les molécules des médicaments sont pourtant en contact et les effets se révèlent différents.

Même chose, les femmes sont statistiquement sous représentées dans les études cliniques pour tester les médicaments avant leur commercialisation.
Pourtant, peu nombreux sont ceux qui en tirent des leçons, seul l’institut national de la santé américain (NIH) a décidé d’y remédier en annonçant qu’il ne financerait plus les études qui n’analysent pas leurs résultats en fonction du sexe.

Sources :

Sciences et Vie (édition août 2014)

Le journal des femmes

Top Santé

Santé Magazine

Le parisien

 

 

 

 

 

Contact info

Adresse :

Pôle Nutrition Santé Longévité
Parc Eurasanté Ouest
310 avenue Eugène Avinée
59120 LOOS ( Lille – métropole – FRANCE )

Téléphone :
03 28 55 50 14

Fax :
03 28 55 90 61