L’open Innovation, une démarche collective au service de la compétitivité

L’open innovation, apparue en 2003, est une tendance en management de l’innovation qui incite les entreprises à se tourner vers l’extérieur et à collaborer avec d’autres acteurs afin d’innover plus efficacement.

Plusieurs facteurs expliquent l’engouement pour cette tendance

Tout d’abord, la pression croissante à l’innovation. En effet, les entreprises doivent innover plus, plus vite et à moindre coût ce qui les amène à considérer de nouvelles façons d’innover.
Ensuite, la croissance de la R&D internationale qui, davantage qu’une menace, se révèle être une véritable opportunité car elle constitue un gisement de solutions alternatives et complémentaires colossal.
Enfin, chaque produit ou système technique étant désormais constitué de plus en plus de technologies différentes, fait qu’une entreprise seule ne peut en maitriser la totalité.

Pour toutes ces raisons, l’entreprise se doit d’être en mesure d’identifier et d’exploiter les idées et solutions que d’autres acteurs, issus d’autres secteurs d’activité, peuvent lui proposer.

La concrétisation de l’open innovation se fait de plusieurs façons : challenge ou concours d’idées, projets collaboratifs, technology scouting, corporate venture, accompagnement de startups…
Les acteurs concernés sont également variés : grandes entreprises, PME, laboratoires, startups, particuliers…
La forme la plus répandue et la plus médiatisée est aujourd’hui l’accompagnement et le partenariat des grandes entreprises envers les startups. Dans ce schéma collaboratif, les grandes entreprises y trouvent une agilité qu’elles ont perdue de par la lourdeur de leur organisation, les startups y trouvent des moyens financiers, techniques et humains nécessaires à leur développement.

En ce qui concerne les TPE-PME, travailler en open innovation devient incontournable, si l’on considère une innovation de rupture. En effet, ces structures se caractérisent par une hyper spécialisation, autrement dit un périmètre de savoir-faire et de technologies maitrisées restreint, ainsi que des capacités commerciales et financières limitées. Pour avancer, il convient de se tourner vers l’extérieur afin de faire évoluer les éléments de projets qui sortent de ce périmètre.

En France, une entreprise comme BA Systèmes spécialisée dans la robotique multiplient les projets collaboratifs. De 2008 à 2011, son projet collaboratif ROBM@RKET a permis de mettre au point un robot “servant” en collaboration avec le CEA List, l’INRIA et l’université de Caen. Ce robot a été vendu au leader mondial de la construction afin de réduire les TMS sur les chantiers de BTP.
D’un point de vue financier, il faut noter que les budgets R&D sont de plus en plus contraints. De plus, la corrélation entre les montants investis en R&D et les résultats en innovation est loin d’être prouvée. Mais l’efficacité en innovation se traduit également par une quantité d’innovation plus importante et par un degré de rupture plus élevé. Encore un avantage de l’open innovation, qui permet en effet à l’entreprise d’accéder plus facilement à des technologies nouvelles.

Cependant les freins à l’open innovation sont nombreux

En premier lieu, la résistance des équipes de R&D internes (formalisée sous le vocable NIH – Not Invented Here) qui voient parfois d’un mauvais œil cette nouvelle concurrence externe.
Les problèmes liés à la propriété industrielle constituent souvent un point d’achoppement entre les différents acteurs.
Enfin, la difficulté à mettre en place des dispositifs performants d’open innovation est réelle pour ce nouveau métier aux contours et aux modalités souvent mal maitrisés.

Les grandes entreprises ont évidemment été les premières à appliquer l’open innovation avec quelques pionnières anglo-saxonnes comme Procter & Gamble. En France des entreprises comme PSA, le groupe Seb ou Orange ont été parmi les premières à déployer des politiques d’open innovation ambitieuses. Pour preuve, l’apparition dans les organigrammes de la fonction de Responsable Open Innovation.

Ces dernières années, qui ont vu l’essor de l’open innovation, ont surtout été une phase d’expérimentation pour la plupart de ces entreprises, Mais les résultats positifs sont aujourd’hui clairement mesurables. Par exemple, Hydro Québec en mettant en place une politique active d’open innovation, a affiché une réduction du coût et du délai des projets innovants de l’ordre de 20 %.

Le futur de l’open innovation s’annonce radieux, pour l’ensemble des acteurs déjà familiarisés au travail collaboratif. Il s’agit simplement d’élargir encore davantage son réseau et ainsi le choix des possibles via des « rencontres improbables », et donc le potentiel à innover, vont croître.

Le Pôle NSL vous donne rendez-vous le 9 octobre pour une table ronde exceptionnelle sur l’Open innovation.

Un programme riche pour cette table ronde co-animée par Anthony Beaudier, société Global Vision avec les témoignages de

  • Bertrand Marquet, Responsable open innovation et relations start-ups, Alcatel Lucent
  • Roland Le Roux, Chef de projets innovation, Bouygues Construction
  • Nicolas Faure, Responsable technologies innovantes, Louis Vuitton
  • Mohammed Charki, Directeur des partenariats R&D, Sanofi

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